Autosuffisance alimentaire

L’autosuffisance alimentaire peut être définie comme « la volonté des États de mieux contrôler l’évolution d’un système alimentaire qui marque une tendance au changement rapide et non maîtrisé ». Cette volonté pousse les dirigeants à mettre en place des politiques destinées à accroître la production alimentaire locale et à réduire les importations, et donc la dépendance extérieure. Pour la FAO, l’autosuffisance alimentaire est un concept qui généralement signifie la capacité d’un pays à satisfaire les besoins alimentaires de la totalité de sa population à partir de sa propre production nationale et donc satisfaire la demande finale.9 Cette définition est assez large et souvent jugée peu claire. En effet, l’autosuffisance alimentaire est souvent analysée sous deux angles. Le premier voit le concept comme une assurance permettant aux pays de se mettre à l’abri des fluctuations des prix et des quantités disponibles des produits alimentaires sur le marché international. Le second voit l’autosuffisance comme économiquement inefficace et potentiellement coûteuse, puisqu’il est parfois, selon la théorie des avantages comparatifs, plus avantageux d’importer un produit plutôt que de le produire. Ce qui pose souvent problème avec cette analyse dichotomique, c’est qu’elle met en opposition autosuffisance alimentaire et commerce international. Or, selon certains chercheurs, il faudrait voir l’autosuffisance, non pas comme une doctrine ou une théorie économique, mais plutôt comme un élément de politique économique.

Par Judith Oliver, le 5 janvier 2022

« L’autosuffisance alimentaire se définit comme la capacité d’un État (ou autre entité politique plus petite) à produire autant d’aliments que sa population en consomme, que ce soit en kilocalories, en volume ou en valeur. »

Source: Gabriel Bourgault-Faucher (IRÉC)   

Par Judith Oliver, le 5 janvier 2022