Partie prenante

"Partie considérée comme en lien avec une organisation dans l'accomplissement de ses responsabilités, à laquelle on présente l'information pertinente relative à ses opérations ou à ses activités.  

Note :
La partie prenante peut désigner un organisme, un établissement, une personne ou un groupe selon le cas."

Par Tabata Barthoulot, le 9 septembre 2022

"Individu ou groupe ayant un intérêt dans les décisions ou activités d'une organisation."

Source :

Norme ISO 26000, 2010, lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale.
https://www.iso.org/obp/ui/#iso:std:iso:26000:ed-1:v1:fr

Par Tabata Barthoulot, le 22 juillet 2020

"Les définitions de parties prenantes sont multiples. De manière générale, une partie prenante est une personne ou une organisation concernée par la situation sur laquelle on souhaite agir. Concernée parce qu’elle vit la situation ou parce que son action a ou peut avoir un impact sur celle-ci.

On peut parler des parties prenantes en référant aux actrices et acteurs qui sont déjà engagés. On peut également en avoir une vision plus large et référer à l’ensemble des parties concernées : actuelles, potentielles et futures.

La notion de partie prenante s’ancre dans une conception systémique des enjeux. L’idée est de réunir les composantes du système au cœur du changement que l’on vise."

Par Tabata Barthoulot, le 14 août 2020

"Les définitions de ce qu’est une partie prenante varient selon les auteurs. On les situe généralement sur un continuum qui va d’une vision large à une vision restreinte. La vision large, proposée par Freeman  (1984), définit une partie prenante comme « tout individu ou groupe qui peut affecter ou être affecté par la réalisation des objectifs de l’organisation ». Cette définition est assez large pour inclure à peu près tous les acteurs de la société : certains ont suggéré que, en suivant cette définition, on pouvait considérer les groupes terroristes comme des parties prenantes de la plupart des entreprises dans la mesure où ces groupes sont susceptibles « d’affecter laréalisation des objectifs de l’organisation ».

Une vue plus restreinte considère comme partie prenante « tout groupe identifiable dont l’organisation dépend pour sa survie à long terme » (Stanford Research Institute). Les acteurs sont alors moins nombreux : fournisseurs, clients, employés, pouvoirs publics, banques,…

Plusieurs distinctions de parties prenantes sont proposées par la littérature :

  • parties prenantes internes (managers, employés, actionnaires,…) versus parties prenantes externes (consommateurs, fournisseurs, partenaires,…);
  • parties prenantes primaires (les groupes cruciaux pour la survie de l’organisation) versus parties prenantes secondaires (le voisinage, la société civile, les pouvoirs publics,…);
  • parties prenantes stratégiques (qui peuvent influencer l’organisation) versus parties prenantes morales (qui peuvent être affectées par l’organisation);
  • parties prenantes volontaires (qui interagissent volontairement avec l’organisation) versus parties prenantes non volontaires (qui subissent l’interaction, par exemple le voisinage);
  • parties prenantes du côté de la demande (qui sont intéressées par les biens ou services produits par l’organisation) versus parties prenantes du côté de l’offre (qui sont intéressées par le retour qu’elles obtiennent de leur investissement en ressources, par exemple les employés ou les actionnaires)."

Par Tabata Barthoulot, le 19 août 2020

[STAKEHOLDERS IN THE CO-OPERATIVE CONTEXT] 

"The term stakeholders was first defined as “those groups without whose support the organization would cease to exist” (Stanford Research Institute 1963).
The definition has since been expanded to include: “any group or individual who can affect or is affected by the achievement of the organization’s objectives” and are typically understood in the corporate literature to include shareholders, employees, customers, suppliers, government, society and more.
The term stakeholder often implies a trade-off and a conflictual relationship between independent selfinterested groups, each with a ‘stake’ in the organization. In contrast, the humanist approach to co-operative governance and management adopted here implies that co-operative stakeholders are motivated by solidarity, and a shared objective they can realize through a co-operative enterprise. They each bring a different perspective to the table, but their interests align to work towards cooperative viability and adherence to co-operative values.
Co-operative members are key stakeholders in the model of governance presented in this chapter. Although one can argue that members do not need a ‘stakeholder’ label, we talk about members as key stakeholders because without them the co-operative would cease to exist (see the Stanford Research Institute definition), and democratic member engagement in all facets of governance is crucially important to the health of the co-operative.
We continue to use the term ‘stakeholder’ because engagement of multiple (key) stakeholders/constituents is an important aspect of the humanistic and polycentric governance frameworks. We make a case that members and other stakeholders ought to contribute to the governance and management processes in co-operatives. Among them, employees (members or not) occupy a special place as insiders with a clear interest in co-operative’s long term viability, as well as in its organizational
culture and implementation of co-operative values and principles.
The term multi-stakeholder co-operative (see the Girard chapter) is used to describe a co-operative with multiple types of members (key stakeholders) engaged with the co-operative in different capacities. Any combination of types of stakeholders could be members and may include such constituents as workers, producers, consumers, suppliers, volunteers, among others. These co-operatives are also called solidarity co-operatives."

Source :

International Co-Operative Alliance, "Co-operative Governance fit to build resilience in the face of complexity", 2015, p. 12

Par Tabata Barthoulot, le 2 septembre 2020

"Les parties prenantes (stakeholders en anglais) sont l’ensemble des acteurs qui gravitent autour des entreprises. Ce sont des groupes qui entretiennent des relations directes ou indirectes avec une compagnie. Pensons par exemple aux employés, aux fournisseurs d’une entreprise, mais aussi à ses créanciers, ou encore à la communauté dans laquelle est implantée l’entreprise et qui subit les impacts de son voisinage.

Une des tendances observées depuis quelques années est la prise en considération des parties prenantes dans la gouvernance d’entreprise. Ainsi, les administrateurs évaluent de plus en plus les conséquences de leurs décisions sur ces acteurs. La pensée derrière cette tendance est que la prise en compte des intérêts de ces groupes assure une plus grande pérennité de l’entreprise, puisque celleci opère en meilleure harmonie avec son milieu. Cette tendance est considérée comme une bonne pratique par plusieurs organismes s’intéressant aux principes de bonne gouvernance.

Par ailleurs, au Canada, on observe l’émergence de lois particulières édictant des obligations croissantes face aux parties prenantes. Du Code civil en passant par la Common law et la Loi sur les valeurs mobilières, l’administrateur trouvera de nombreuses références aux droits de certaines parties prenantes. Cela entraîne une légalisation partielle de ces relations. En conséquence, les administrateurs doivent bien s’informer de leurs responsabilités face à ces parties prenantes.

Toutefois, les obligations des conseils d’administration face à ces groupes restent principalement une question d’engagement moral. Il n’en reste pas moins que cette bonne pratique est considérée avoir un effet positif sur l’avenir à long terme des entreprises et que cette nouvelle préoccupation ne semble pas près de disparaître."

Par Tabata Barthoulot, le 28 juillet 2020

"Par "parties prenantes" (ou stakeholders) d'une entreprise, on entend les individus ou groupes d'individus qui peuvent avoir un impact sur l'entreprise dans la réalisation de ses objectifs ou qui sont directement ou indirectement concernés par ses activités. Dans les entreprises sociales, on peut considérer comme parties prenantes les fondateurs, les membres (ou associés), les administrateurs, les dirigeants, les salariés, les volontaires, les clients ou bénéficiaires, les investisseurs et les financeurs, les fournisseurs, les pouvoirs publics, les sympathisants et même d'autres organisations du secteur de l'économie sociale."

Source :

Julie Rijpens, "Chapitre 5 : La gouvernance", Sybille Mertens (dir.), La gestion des entreprises sociales, 2014, Edi.pro, Liège (Belgique), p.161
(ISBN : 978-2-511-01725-8)

Par Tabata Barthoulot, le 20 juillet 2020