Nancy Neamtan lance quelques pistes pour l'après

Dans ce Webinaire différé des "Rendez-vous du monde d'après" Nancy Neamtan, fondatrice, ancienne directrice et Pdg du Chantier de l'économie sociale, partage quelques pistes pour l'après - à partir de 5"46.

Après avoir abordé les failles du système mises en évidence par la crise (aînés, mal logés, alimentation, approvisionnements mondiaux, ...), elle énumère les solutions et les axes de développement déjà apportées par l'économie sociale à ces enjeux.

Elle souligne que cette crise du Covid19 a permis de reconnaître plusieurs prémisses de base de l'économie sociale.  Il y a une prise de conscience collective que le système actuel n'apporte pas une réponse optimale aux crises comme celle du Covid19.

Elle demande au gouvernement de fournir des outils adaptés aux réalités locales afin que les communautés puissent s'équiper et travailler leur résilience.  On a vu de nombreuses initiatives apparaître localement démontrant cette capacité de s'adapter de l'économie sociale.  Une véritable mobilisation qu'il faut maintenir et soutenir pour changer d'échelle.

Dans quel secteur, avec quel partenaire et avec quels outils politiques ancrer cette mobilisation? 

Il faut une voie unifier et forte pour que des propositions claires soient adoptées par les pouvoirs publics sous forme de politiques. 

Par exemples : 

  • Soutenir la mise en place de systèmes alimentaires sécuritaiires, durables et solidaires : quelle forme de production (serres collectives) ?   Quel outils financiers pour la relève agricole?  L'achat de proximité?  Etc.
  • Soutenir la qualité de vie et la protection des aïnés. Développer le réseau d'aide à domicile.
  • Évaluer les initiatives mises en place par l'économie sociale que nous savons solides et qui marchent pour obtenir un soutien ferme du gouvernement avec des politiques publiques adaptées (réglements, exigences, outils, ...).

Son mot d'ordre, démontrer au gouvernement que si les initiatives de l'économie sociale sont bonnes pendant la crise elles sont  forcément bonnes pour l'après.  L'économie sociale doit démontrer concrètement comment faire des changements et pour cela elle doit s'organiser rapidement.  Le défi est de se ramasser ensemble sur des propositions concrètes qui fonctionnent.

Sujets des participant-e-s

  • L'enjeu de la fracture numérique autant sur l'accès au plus grand nombre de personnes (les plus démunies et les territoires ruraux), mais aussi sur les outils utilisés que l'on souhaite éthiques, responsables, sécuritaires, etc.
  • La valorisation des produits locaux.
  • Les ressourceries et le rapprochement incontournable avec les municipalités.
  • Le risque de miser sur une confrontation entre les deux systèmes capitaliste et économie sociale.  À partir du moment où on est dans une économie de marché les deux systèmes ont leur place.
  • Comment amener les municpalités à faire partie de l'équation de la mobilisation permettant de prendre en compte les initiatives d'économie sociale apportant des solutions?  
  • Miser sur les initiatives existantes tout en les réinventant dans un autre contexte ou pour régler d'autres problèmes notamment environnementaux.
  • De plus en plus, les aides gouvernementales exigent un comportement de la part des entreprises qui les reçoivent, notamment aux impacts environnementaux.  Alors, pourquoi ne pas exiger aussi des impacts sociaux?  Sur ce point, il y a de l'intérêt de la part des ministères, mais ils ne savent pas vraiment sur quels indicateurs établir leur reddition de compte.

 

Organisé par la Coopérative de développement régionale (CDR) Outaouais-Laurentides et le Pôle d'économie sociale de l'Outaouais.

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