Sur notre difficile souveraineté alimentaire

Très bon article de Patrick Mundler, Professeur titulaire à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation, Université Laval.

" Premier enseignement, le Québec est plutôt bien nanti en terres agricoles relativement à sa population.

Deuxième enseignement, le Québec produit presque deux fois plus de calories que ce que consomme sa population.

Troisième enseignement, le gros de notre production agricole sert à nourrir des animaux, et une partie tout de même significative sert à nourrir nos automobiles.

Quatrième enseignement, excepté les productions sous gestion de l’offre, l’agriculture québécoise n’est pas organisée et structurée dans l’objectif de nourrir sa population.

Quels enseignements plus transversaux tirer de ces quelques rappels ? L’agriculture du Québec est un gros paquebot et personne ne pourra le faire virer d’un coup de baguette magique. Mais si l’on veut penser une transition de notre agriculture afin qu’elle soit la garante de notre approvisionnement alimentaire, il faudra bien se poser la question de certains choix fondamentaux qui sont faits sur l’utilisation de nos terres agricoles et sur la répartition des soutiens issus des politiques publiques."

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Jerry Espada 17 mai 2021 à 16:07

Pour faire suite aux commentaires précédents, le gouvernement débloque 12,6 M$ de plus pour aider les agriculteurs à délaisser les énergies fossiles (vidéo).
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1792774/environnement-cultivateurs-...

Lancé en novembre 2020, le programme "extension au réseau triphasé" a reçu 71 projets lors du premier appel (15,2M$). Ce programme couvre 75 % des dépenses de raccordement au réseau.
Jumelé avec la récente réduction des tarifs d’électricité d'Hydro Québec pour la production en serre ce programme devrait voir l'industrie serricole faire un virage à l'électrique.

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Jerry Espada 18 mars 2021 à 9:26

Une des orientations du gouvernement pour produire plus de fruits et de légumes au Québec est de développer la production en serres.

Un des défis de ce secteur demeure les coûts élevés de chauffage.

Dans les commentaires précédents, plusieurs solutions existent : réduction des tarifs d'Hydro (comme pour les alumineries), végétaux décontaminants comme source d'énergie, résidus de chaleur provenant des sites d'enfouissement, production sous terre...

Voici un autre moyen proposé par un entrepreneur de Lévis : la récupération d'énergie informatique.
https://www.24heures.ca/2021/03/17/une-serre-chauffee-par-des-ordinateur...

L'entrepreneur s’est allié avec une ferme locale, pour chauffer la serre à l’aide d’un tuyau qui y achemine l’air chaud de son centre de données.
La seule facture d’électricité, c’est celle que l'entrepreneur en informatique paye pour faire fonctionner ses ordinateurs, et il l’acquitte très bien tout seul. Un scénario gagnant-gagnant pour la ferme et pour l’entrepreneur, qui n’a eu qu’à installer ses ordinateurs à côté de la serre.

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Jerry Espada 12 mars 2021 à 9:50

La gestion de l'offre (protection des productions de lait, volailles et oeufs) a été renforcée ce mercredi 10 mars par l'adoption d'un projet de Loi par le Parlement.
Ce projet de Loi faisait suite à une série de traités internationaux qui affaiblissaient la protection des producteurs agricoles.
https://www.lavoixdelest.ca/actualites/le-projet-de-loi-sur-la-protectio...

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Jerry Espada 8 mars 2021 à 14:32

Laure Waridel : "Souveraineté alimentaire : il est temps d’innover".
https://www.journaldemontreal.com/2021/02/27/souverainete-alimentaire-il...

Et si souveraineté alimentaire rimait d'abord avec sécurité alimentaire, peut-être que des projets plus innovants les uns que les autres pousseraient comme de la mauvaise herbe.

Par exemple, en utilisant la phytoremédiation, ce processus qui permet aux végétaux de décontaminer les sols et les eaux. Un processus naturel intéressant pour des terrains contaminés aux métaux lourds et aux pesticides. Une fois les sols décontaminés, les végétaux peuvent être utilisés comme combustibles pour chauffer des serres urbaines. Les serres deviennent un lieu de formation pour les citoyen.ne.s tout en répondant aux besoins criants des banques alimentaires locales.

Un projet de serres urbaines à Ahunstic, dans le commentaire plus bas. https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2021-02-11/ahuntsic/de...

Sur les différences entre souveraineté, sécurité et autonomie alimentaire : https://passerelles.quebec/publication/2021/autonomie-alimentaire-au-del...

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Jerry Espada 4 mars 2021 à 10:03

Le projet "Chemins de Transition" a pour objectif d’engager la communauté universitaire, au côté des citoyen·ne·s et des autres forces vives de la société afin d'assurer un futur souhaitable au Québec. Il aborde 3 grands défis : alimentaire, numérique et territoires.

Le défi alimentaire répond à la question : comment nourrir en santé toujours plus d’humains sans épuiser les ressources terrestres, dans un contexte de changements climatiques?

Les dernières rencontres ont permis de dégager une vision et 4 acquis.

VISION : en 2040 au Québec, l’alimentation a pris un nouveau sens, à la mesure de son importance et de sa complexité.
Située au carrefour de la santé, de la culture, de l’environnement et de l’économie, elle est un levier fondamental dans la lutte contre les crises sociales et écologiques, et, plus encore, un facteur d'amélioration des bien-être humain, animal, et environnemental. À ce titre, elle est devenue une priorité publique, et prend plus de place dans des modes de vie réaménagés. Le terme alimentation a une portée globale, qui va au-delà de bien se nourrir et bien produire, et couvre l’ensemble de la chaîne alimentaire. Cette nouvelle vision de l’alimentation permet une gestion réellement transversale de ce besoin essentiel et universel.

ACQUIS :
- Le droit de chaque individu à une alimentation saine et durable, besoin essentiel et universel, est reconnu et appliqué.
- Pour être régénérateurs (humain, animal, environnement), les modèles agroalimentaires sont diversifiés, adaptés aux écosystèmes, et sobres en carbone.
- La culture sociétale encourage l’expression de toutes les fonctions de l’alimentation.
- La territorialisation de l’alimentation à l’échelle régionale favorise synergies, collaboration et planification cohérente.
https://cheminsdetransition.org/wp-content/uploads/2021/02/Alimentaire_v...

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Jerry Espada 3 mars 2021 à 9:49

Un article de The Conversation France répondant à la question : Pourquoi une alimentation saine et sa production locale devraient faire partie de la réponse à la Covid-19?
https://theconversation.com/pourquoi-une-alimentation-saine-et-sa-produc...

Les changements susceptibles de contribuer à la fois à la santé et à la durabilité comprennent des systèmes agricoles diversifiés et intégrés aussi bien qu’une utilisation réduite des produits agrochimiques. Les gouvernements pourraient encourager un tel changement à travers des subventions intelligentes pour orienter la production vers des pratiques durables et des aliments sains. Cela pourrait également aider à garantir que ces aliments soient disponibles et abordables.

Une approche prometteuse est la tendance croissante de production alimentaire dans les zones urbaines et semi-urbaines en tant que stratégie d'adaptation. Cela s'est avéré avoir d'énormes avantages potentiels en tant que source de nourriture pour les communautés touchées par la pandémie, tout en apportant également d'autres avantages importants tels que la création d'emplois pour les pauvres et la réduction des kilomètres alimentaires.

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Jerry Espada 16 février 2021 à 15:20

Voici le 1er portrait résumé de l'agriculture urbaine commerciale au Québec.
https://passerelles.quebec/publication/2021/1er-portrait-de-lagriculture...

50 entreprises existent au Québec dont 35 dans la grande région de Montréal. Des investissements majeurs dans ce secteur sont faits aux États-Unis et en Europe. Au Québec, malgré plusieurs atouts, la filière a besoin d'investissement, de soutien et de formation.

Dossier complet : https://theconversation.com/lextraordinaire-ascension-de-lagriculture-ur...

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Jerry Espada 16 février 2021 à 13:57

L'histoire d'un serriculteur québécois bien établi.
https://www.actualitealimentaire.com/savoir/defier-lhiver-une-serre-a-la...

Ses serres sont chauffées avec des résidus de chaleur qui viennent d’un site d’enfouissement. Il recycle ainsi de l’énergie et baisse ses coûts.

Peu importe comment le consommateur se procure ses fruits et légumes, la culture en serre s’avère une des pierres d’assise de ce virage vers une plus grande autonomie alimentaire. Surtout parce qu'au Québec les serres peuvent être alimentées par des sources d’énergie renouvelable. L’eau qui coule dans nos rivières, ce n’est pas très différent du soleil qui plombe sur le Mexique ou la Californie. En utilisant cette ressource pour se nourrir dans le respect de l’environnement et des communautés, ça peut devenir une signature identitaire très forte pour le Québec.

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Jerry Espada 16 février 2021 à 13:43

Les projets de serres et des potagers en milieux urbain et industriel se multiplient. Au tour de Granby de répondre favorablement aux entreprises installées dans les parcs industriels.
https://www.lesoleil.com/actualite/le-fil-groupe-capitales-medias/granby...

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Jerry Espada 15 février 2021 à 6:01

Les élus municipaux de l'arrondissement Ahunstic (Montréal) ont annoncé la création d’un projet de serre productive et éducative (550 m2) sur un terrain en friche municipal grand comme 8 terrains de football.
Le site verra aussi la construction d’un « écoquartier » qui comptera de 800 à 1000 logements abordables, avec services de proximité.
Les serres seront exploitées par l’organisme "Ville en vert" et recevront le soutien financier de "Feed Montréal", une fondation qui appuie des projets visant à combattre la faim.
https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2021-02-11/ahuntsic/de...

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Jerry Espada 8 février 2021 à 9:01

Le financement du ministère de l'agriculture pour soutenir le développement du secteur serricole va bon train.

La production de fraises d'hiver en milieu urbain https://www.youtube.com/watch?v=OKXtu9CXlU8
et en zone rurale
https://www.lavoixdelest.ca/actualites/des-fraises-en-hiver-a-rougemont-...
semble être la première bénéficiaire.

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Jerry Espada 1 février 2021 à 9:39

Serriculture, des petites productions locales hivernales sans chauffage, ou très peu.

Le gouvernement québécois encourage cette production dans un objectif d'autonomie alimentaire. Voir notamment le dossier "Vers un système éthique?" et tous les commentaires qui font un suivi de ce secteur. https://passerelles.quebec/publications?keys=%C3%A9thique&field_pub_typo...

Dans "Les extraits du Carrefour des veilles de janvier 2021", on parle de cette tension entre une serriculture moderne, pouvant produire dans des parcs industriels à grande échelle, et une petite serriculutre rurale qui, parfois, n'a même pas accès à la puissance électrique nécessaire. https://passerelles.quebec/publication/2021/les-extraits-du-carrefour-de...

Dans cet article, le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+), rattaché au cégep de Victoriaville, travaille avec des maraîchers québécois qui expérimentent la production hivernale de légumes bio dans la terre, sous des abris, avec très peu de chauffage, voir aucun.
https://plus.lapresse.ca/screens/17eec046-51ef-4f5b-b280-bd4b125f8b0a__7...

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Carlos Garcia 14 janvier 2021 à 13:05

Comment pourrions-nous faire de l'agriculture du Québec plus garante de notre approvisionnement alimentaire? Quel pourrait être le premier pas à prendre?

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Jerry Espada 16 janvier 2021 à 11:14

Le soutien gouvernemental à la serriculture et le développement d'une agriculture de proximité semblent un premier pas dans la bonne direction.
Pour la serriculture voir notamment les commentaires dans "Vers un système éthique" https://passerelles.quebec/publication/2020/vers-un-systeme-ethique.
Les commentaires ci-dessous parlent d'agriculture de proximité ainsi que les commentaires dans " Quel futur pour les régions éloignées?" https://passerelles.quebec/publication/2020/quel-futur-pour-les-regions-...
Finalement, certaines réponses peuvent aussi se dessiner dans la communauté : "Systèmes alimentaires, de la fourche à la fourchette" https://passerelles.quebec/communaute/90/alimentation

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Carlos Garcia 20 janvier 2021 à 14:04

Merci Jerry!

Croyez-vous qu'il faudrait intégrer l'approche expérimental pour aider au développement de la souveraineté alimentaire?

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Jerry Espada 20 janvier 2021 à 14:23

Ouf! Vaste sujet. Je ne suis pas assez qualifié pour répondre à une telle question.

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Jerry Espada 11 janvier 2021 à 13:43

Voici une série d'articles de vulgarisation de Laucolo sur les concepts liés aux systèmes alimentaires, dont le premier sur l'origine de la souveraineté alimentaire. https://www.laucolo.com/systme-agro

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Jerry Espada 8 janvier 2021 à 11:58

Cet étudiant de l'Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement (AgroParisTech), démontre en 3 points pourquoi l'agroécologie est inconciliable avec le capitalisme.

Pour lui, l’agroécologie ne peut se déployer que sur des exploitations familiales durables, diversifiées et finement gérées pour exploiter des agroécosystèmes complexes reposant sur de multiples complémentarités biologiques.
https://reporterre.net/Agroecologie-et-capitalisme-ne-sont-pas-conciliab...

Résumé des 3 points.

1- Dissociation entre la force de travail et le capital.
Dans l'agriculture capitaliste, celui qui apporte les capitaux n'est pas celui qui travaille la terre. Le retour sur investissement attendu par le détenteur des capitaux nécessite de dégager des profits immédiats, a minima équivalents au taux de profit rencontré dans d’autres secteurs d’activité. Cela induit donc des choix court-termistes, position incompatible avec la vision de long terme demandée par l’agroécologie.

2- Spécialisation contre diversification
Dans l'agriculture capitaliste, le profit se dégage en investissant dans des moyens de production de grande dimension. On substitue du capital au travail. Ces équipements sont rarement polyvalents, d’où de fortes incitations à se spécialiser pour saturer ce capital fixe.
Au contraire, l’agroécologie repose notamment sur les complémentarités entre les milieux, les espèces et les variétés. Une complexification qui permet de diminuer la pression des pathogènes et ravageurs.

3- Rationalisation du travail contre la compréhension fine de l'écosystème agricole.
Dans l'agriculture capitaliste, le travail est divisé entre les agronomes, les gestionnaires, les chauffeurs de tracteur, les vachers, les agents de maintenance (souvent externes à l'exploitation) ; tous plus ou moins spécialisés dans un petit nombre d’opérations. Cette rationalisation ne permet pas la nécessaire observation de fins équilibres bio-physico-chimiques pour adapter ses pratiques à l’environnement et non l’environnement à ses pratiques.

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Jerry Espada 4 janvier 2021 à 15:47

Des fraises québécoises en hiver! (vidéo).
https://www.facebook.com/radiocanada.environnement/videos/403982637321764

Vers une industrialisation de la production serricole intérieure en milieu urbain?

En complément sur le développement de la production serricole au Québec voir les commentaires de "Vers un système éthique?" : https://passerelles.quebec/publication/2020/vers-un-systeme-ethique

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Jerry Espada 17 décembre 2020 à 13:30

Verdir les déserts alimentaires en Haute-Gaspésie.
https://www.ledevoir.com/vivre/alimentation/590895/verdir-les-deserts-al...

Résumé 100 Degrés : "La Haute-Gaspésie à l’avant-garde de l’autonomie alimentaire".

Bien avant que la pandémie ne popularise ce concept, l’organisme "Nourrir notre monde" se préoccupait déjà de la fermeture des épiceries de proximité dans cette région côtière. En plus de ces déserts alimentaires qui faisaient tache d’huile, s’ajoutait l’exode vers les villes et le vieillissement de la population, entraînant la disparition des entreprises agricoles.

Pour remédier à ces problèmes, l’organisme a créé des marchés publics pour rapprocher les producteurs des consommateurs et remis de l’avant les savoirs ancestraux en matière de culture, de cuisine et de conservation des aliments. https://centdegres.ca/magazine/alimentation/nourrir-notre-monde-les-gasp...

En lançant son « Lab», notamment grâce à une aide financière de 619 000 $ provenant du programme Climat municipalités du gouvernement du Québec, "Nourrir notre monde" franchit une nouvelle étape.

Au menu de ce projet pilote : la mise en place d’infrastructures publiques et accessibles à tous, comme des poulaillers communautaires, des fumoirs à poisson, des fours à pain ou encore des caveaux pour conserver les légumes. En favorisant l’autonomie alimentaire, l’organisme souhaite réduire la dépendance à l’approvisionnement extérieur et aussi diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Article Radio Canada : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1745108/autonomie-alimentaire-haute...

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Jerry Espada 26 novembre 2020 à 13:42

Afin de favoriser l’autonomie alimentaire du Québec, le ministère de l'Agriculture a mis en place une série de mesures pour soutenir l’achat local et accroître la production et la productivité du secteur bioalimentaire.
https://www.quebec.ca/nouvelles/actualites/details/autonomie-alimentaire...

- Aliments du Québec intensifiera ses campagnes publicitaires. http://www.alimentsduquebec.com/fr/

- La Stratégie nationale d’achat d’aliments québécois se déploiera dans les établissements publics : réseaux de l’éducation et de la santé, garderies et
centres de la petite enfance. Les entreprises de transformation alimentaire seront aussi accompagnées pour s’inscrire au Répertoire des aliments québécois. https://www.quebec.ca/nouvelles/actualites/details/strategie-nationale-d...

- Accélération de la transformation des produits agricoles québécois. https://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Transformation/md/programmesliste/develo...

- L’adoption de technologies et l’acquisition d’équipement et de matériel pour accroître la productivité de la main-d’œuvre agricole et la productivité au champ seront favorisées.

- La Financière agricole du Québec bonifiera de façon notable sa capacité d’intervention dans des dossiers complexes ou à risque élevé et pourra compter sur l’arrivée de 48 conseillers supplémentaires. https://www.fadq.qc.ca/accueil/

- Le développement de la production et de la transformation de légumes, de fruits, de bœuf et de céréales pour l’alimentation humaine sera accentué.

Ces mesures sont conformes à la vision de la Politique bioalimentaire 2018-2025 – Alimenter notre monde, dont une des cibles consiste à ajouter 10 milliards de dollars de contenu québécois dans les produits bioalimentaires achetés au Québec. https://www.quebec.ca/gouv/politiques-orientations/politique-bioalimenta...

Enfin, le gouvernement investira aussi dans le secteur serricole. https://www.lapresse.ca/affaires/2020-11-27/autonomie-alimentaire/quebec...

Ceci étant dit, quand je lis la publication principale et les commentaires précédents, est-ce qu'on règle les vrais problèmes?

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Jerry Espada 25 novembre 2020 à 10:33

Les paniers bio d'hiver, une tendance maraîchère?
Voici une expérience estrienne pour équilibrer la vie des maraîchers et offrir des produits locaux toute l'année (vidéo).
https://www.latribune.ca/dossiers/panier-dhiver-repit-dete-video-78bb8ed...

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Jerry Espada 9 novembre 2020 à 9:25

Favoriser l'autonomie alimentaire pour avoir un impact sur le réchauffement climatique ne semble pas être la solution, mieux vaut faire des choix alimentaires ciblés intégrant toute la chaîne de production.
https://unpointcinq.ca/comprendre/consommation-locale-autosuffisance-ali...

RÉSUMÉ

Pour Serge-Étienne Parent, professeur en agroenvironnement à l’Université Laval, la plupart des études scientifiques s’accordent pour affirmer que la réduction de notre impact sur le climat passe par l’adoption d’une alimentation végétale plutôt que biologique ou locale.

Ce professeur a, entre autres, démontré que l’agriculture biologique de proximité est pire pour la nature que l’agriculture conventionnelle qui produit plus à l'hectare, épargnant ainsi le territoire de l’occupation agricole tout en libérant des surfaces pour la conservation, ce qui contribue à la biodiversité.

De plus, la distance parcourue par nos aliments ne contribue qu’à un infime pourcentage de leurs émissions de GES. Selon Claude Villeneuve, le directeur de la Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi, le simple déplacement en voiture du consommateur chez le détaillant pour se procurer un aliment en solde peut produire une empreinte carbone des dizaines de fois plus grande que celle du transport qui l’a amené de n’importe où dans le monde.

Le professeur et directeur du laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, croit à une approche par filière pour favoriser l’autosuffisance alimentaire, verte si possible. « Il faut miser sur certains produits plus que d’autres, sans perdre de vue la transformation et la mise en marché, qui font aussi partie de la chaîne de production alimentaire. On ne devrait pas produire que des tomates, mais aussi des sauces, des condiments, des mets préparés »,

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Jerry Espada 26 octobre 2020 à 9:32

Le lundi 26 octobre fût le lancement et la discussion autour du livre de Chantale Doucet : Le modèle agricole territorial, les nouveaux rapports entre agriculture, société et territoires.

Rencontre enregistrée, disponible sur le site du CRDT. https://crdt.ca/photos-et-vid%C3%A9os/item/%C3%A9change-autour-du-livre-...

RÉSUMÉ

L'agriculture québécoise est diversifiée et occupe tous les territoires.
Le système agricole québécois est loin du modèle productiviste industriel pur. Bien qu'il soit accès en partie sur la mondialisation, il laisse une grande place à la ferme familiale ancrée sur son territoire. Les deux systèmes ne doivent pas être en opposition, mais au contraire se compléter.

Beaucoup d'acteurs variés s'intéressent aujourd'hui à l'agriculture comme vecteur de dynamisme territorial, y compris en milieu urbain. Les nouveaux modèles vont naître de cette pluralité des leaderships.

On peut cependant regretter que les politiques d'innovation en agriculture sont peu accessibles financièrement aux petits projets.

Il y a un grand défi de valoriser l'ensemble des modèles agricoles sans les fragiliser. Il est évident qu'il y a un rapport de force entre les modèles, on peut accepter qu'ils vivent dans une certaine complémentarité, mais on peut alors passer à côté d'une véritable transition du système actuel.
Par exemple, la distribution des aliments est assurée en épicerie par 3 grandes chaînes qui ont leurs règles de fonctionnement. Il est difficile pour les petits producteurs (produits de niche - produits innovants) de faire leur place dans ce réseau. Or, le système privilégie cette distribution.

Comment va-t-on faire cette transition pour que plus de 50% des produits alimentaires consommés soient québécois? Il faut trouver des modèles alternatifs de distribution pour les petits producteurs.

Plusieurs modèles collectifs que ce soit en production, transformation ou distribution exigent beaucoup d'efforts (plusieurs acteurs concertés avec plusieurs sources de financement) au démarrage avec une pérennité non garantie.

Chaque territoire a ses enjeux et défis reliés à l'agriculture. Les Plans de développement de la zone agricole (PDZA) sont de beaux outils pour faire du développement territorial intégré autour de l'agriculture à une échelle locale (MRC). Ils obligent des réflexions intersectorielles et concertées. Cependant, comme pour tous les modèles émergents, les projets issus de ce PDZA doivent être soutenus financièrement sur le long terme.

L'enjeu du soutien et de l'accompagnement des différents modèles agricoles est central dans la prochaine décennie, tout comme la protection du territoire agricole. Bref, l'agriculture tend à devenir un projet de société plus qu'un secteur de production comme un autre.

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Jerry Espada 21 octobre 2020 à 13:28

Entrevue Radio-Canada : "L'autonomie alimentaire sur la Côte-Nord: un rêve qui peut devenir réalité?" (Audio - 13'51).
https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/bonjour-la-cote/segments/...

À la suite du reportage de Radio-Canada " Le Québec peut-il être autosuffisant" (voir commentaire ci-dessous), Denis Picard, producteur de bleuets, et Marjolaine Bezeau, horticultrice, expliquent les défis, les enjeux et les opportunités d'un retour à la terre des jeunes sur la Côte-Nord.
- La transmission des savoirs et des connaissances fines des terres nord-côtières (insectes, climat, exigences techniques, productivité, ...) est un incontournable.
- La demande pour les circuits courts alimentaires est bien présente, mais l'agriculture est avant tout un métier de passion.
- Les politiques gouvernementales et le système agricole doivent être adaptées aux différences des régions.

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Jerry Espada 15 octobre 2020 à 18:52

Voici un reportage vidéo de 39 mn de Radio Canada :
Le Québec peut-il être autosuffisant?

https://ici.radio-canada.ca/carbone/en-vedette/document/nouvelles/articl...

Résumé

Le système de plans conjoints et de quotas, associé à l’unicité syndicale, protège l’industrie contre les fluctuations du marché, mais il empêche aussi l’émergence de petits producteurs locaux diversifiés qui permettrait de développer l'autonomie alimentaire.

Le rapport Pronovost de 2008 estimait que le système agricole québécois avait atteint son point de rupture et il recommandait un système agricole composé d'une pluralité de modèles de production ainsi qu'une pluralité syndicale. Les experts reconnaissent que si plusieurs recommandations de ce rapport étaient suivies, l’autonomie alimentaire progresserait au Québec malgré les ententes internationales.

Trois enjeux semblent freiner le développement de petites productions diversifiées locales : le manque d’abattoirs de proximité et l’accès aux terres, malgré l’existence de nombreuses terres inexploitées (terres en friches). Finalement, l’enjeu du manque de relève et de main-d’oeuvre ne semble pas affecter les petites fermes maraîchères sur lesquelles les conditions de travail sont plus satisfaisantes que sur les fermes industrielles. Le défi demeure sur les conditions salariales.

Le système agricole actuel est le résultat de choix politiques qui ont vu l'agriculture comme une production industrielle parmi d’autres (balance commerciale) plutôt qu’une façon de dynamiser les territoires et nourrir la population interne. En ce sens, viser l’autonomie alimentaire ne doit pas seulement être considéré comme une forme de sécurité nationale, mais aussi comme un mode de vie territorial tissée de liens sociaux et d’humanité.

Une sensibilisation à la saisonnalité des aliments devra notamment être faite si on veut s’assurer d’un changement dans les habitudes alimentaires des consommateurs québécois axées sur les prix et la variété de produits disponibles en tout temps.

Et si on instaurait au Québec une sorte de contrat social entre la population et les producteurs autour d’un bien-vivre ensemble par le bien manger?

En complément

1- Cet exemple de relève agricole québécoise sous fiducie foncière agricole.
https://www.latribune.ca/retrospectives-de-la-decennie/quest-ce-qui-atte...

2- Cette expérience française d'accès aux terres en friche et de développement d'une agriculture de proximité.
https://passerelles.quebec/publication/2020/le-developpement-agricole-un...

3- Cette réflexion de Bernard Vachon sur la protection des terres agricoles.
https://passerelles.quebec/publication/2019/le-developpement-des-regions...

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Jerry Espada 14 septembre 2020 à 8:45

Les grandes oubliées de la souveraineté alimentaire : les semences.
https://www.lesoleil.com/actualite/le-fil-groupe-capitales-medias/souver...’hui%3A+le+Québec+sous-paye-t-il+ses+gardiens+avertis%3F

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Jerry Espada 28 avril 2020 à 9:13

Le poids des mots dans le Devoir et le choc des images dans la Semaine Verte qui fait un tour d'horizon de notre autonomie alimentaire. Patrick Mundler y témoigne.

Le secteur maraîcher apparaît comme le plus mal mené et c'est autour de lui que les efforts devraient notamment porter. Une question de rentabilité qui tourne autour de la culture en serres et ses besoins en énergie, de la main-d'oeuvre et sa nécessaire automatisation, des procédés de conservation et l'obligation d'investir dans la recherche, de la taille et du prix des terres associés à la spéculation et au morcellement.
https://ici.radio-canada.ca/tele/la-semaine-verte/site/episodes/461773/c..

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