Défis communs, solutions collectives : personnes vulnérables et autonomie alimentaire

Depuis le 14 janvier, le Chantier de l'économie sociale a lancé une série de conférences sur des enjeux de développement territorial et de société.

Cette série a débuté par la qualité de vie : aînés et personnes vulnérables, suivie de l'autonomie alimentaire.

À venir : transition écologique (11 février), immobilier collectif ainsi qu'emploi et condiitons de travail.

Dans tous les cas, les conférences vidéos sont disponibles et une fiche-synthèse propose des recommandations.

EN BREF

Qualité de vie des aînés et des personnes vulnérables : la crise a révélé bien des failles dans notre système, notamment pour les plus vulnérables. L'économie sociale peut contribuer à améliorer la situation.

Le Réseau des Entreprises d'économie sociale en aide à domicile est un bon exemple d'intervention en amont permettant d'assurer aux personnes vulnérables des services essentiels dans leur communauté. De plus, le système de tarification sociale pratiqué par ce réseau permet de rendre ces services accessibles à tous, peu importe où ils habitent et leur profil financier.

Dans le même sens, et en complémentarité, les Groupes de ressources techniques accompagnent des organismes ou des groupes de citoyens dans le développement de projets immobiliers communautaires, des solutions d'habitation permettant la création de milieux actifs et inclusifs.

La fiche-synthèse recommande :

  • une démarchandisation des services aux personnes les plus vulnérables, notamment aux aînés,
  • un maintien à domicile et dans la communauté,
  • une gestion locale des services impliquant les usagers,
  • une reconnaissance des emplois dans ce secteur.

Autonomie alimentaire : la crise a révélé notre dépendance alimentaire aux importations, à la main-d'oeuvre étrangère et à un système de distribution centralisé. Depuis plusieurs années, une volonté de soutenir les productions locales ont fait naître plusieurs solutions ciblant notamment la mise en place de circuits-courts et de pratiques agricoles durables.

On peut citer en exemples les fiducies agricoles pour rendre accessibles et pérennes des terres cultivables, les marchés de solidarité, les jardins communautaires, la production et la distribution de repas pour des clientèles vulnérables, l’agriculture soutenue par la communauté, les coopératives alimentaires et les restaurants populaires.

La Coopérative pour une agriculture de proximité écologique a pour but de mettre de l'avant l'agriculture biologique et écologique opérée en circuits courts. La Fédération des coopératives d'alimentation offre une expertise variée (gestion interne, développement de marché, accompagnement en vie coopérative, gestion de l’image et des communications) en appui aux coops existantes, ou en processus de démarrage. 

Autant de pratiques locales et de resssources qui gagneraient à être connues et reproduites parce qu'elles ont le potentiel de structurer une partie de la production et de la consommation alimentaire à l’échelle du Québec.

La fiche-synthèse recommande :

  • que chaque région puisse être soutenue dans la mise en place de conditions favorisant l'émergence d'un système alimentaire adapté aux besoins et réalités régionales.
  • que le Québec se donne des cibles nationales en alimentation.

En complément, voir le dossier "Sur notre difficile souveraineté alimentaire".

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Jerry Espada 6 février 2021 à 12:07

Cette étude compare, sur une base purement financière, le coût des soins à domicile aux coûts centralisés en institution. Pour des cas lourds, le maintien à domicile s’avère plus coûteux.
https://www.lapresse.ca/affaires/2021-02-03/les-soins-a-domicile-ne-sont...

Ce que l’étude semble oublier de calculer, c’est le bien-être des personnes qui pourrait bien avoir une influence sur leur santé et donc sur les coûts.

 

Commentaires

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