Encourager la mobilité durable

Dans le cadre du Forum national de l'action climatique, qui se déroule du 25 au 28 janvier 2021, la matinée du 27 janvier était consacrée à la mobilité durable.

Parmi les initiatives 

  • Les plateformes régionales Embarque : pour faciliter la recherche d’options de transport collectif et actif offertes en région (Exemple en Estrie).
  • Regîm : (Gaspésie - Îles-de-la-Madeleine): la Régie vise à offrir des solutions de mobilité durable à l’ensemble de la population de la région.
  • Stationnement écoresponsable.
  • Les centres de gestion des déplacements, par exemple Voyagez futé (Montréal).

Comment amener un changement de paradigme? (par Jérôme Laviolette)

  • Niveau politique et institutionnel

- Reconnaître et comprendre la culture d'automobilité et ses résistances au changement.
- Prendre en compte l’ensemble des conséquences de l’automobilité et les bénéfices de la mobilité durable dans les décisions.
- Engager toutes les parties prenantes : approche transdisciplinaire.
- Revoir les pratiques et les normes au sein des organisations/municipalités.
- Collecter des données pour quantifier les changements.

  • Niveau citoyen

- Co-construire avec les citoyen-nes la mobilité durable de demain.
- Prévoir l'opposition d'une minorité, bâtir des stratégies de communication pour des projets contentieux.
- Promouvoir la mobilité et des styles de vie durable | Changer les attitudes et normes.
- Soutenir le changement de comportement : outiller/informer/encourager l’utilisation des alternatives à l’auto-solo.

Résumé de ce qui a été dit 

  • La mobilité touche d’autres enjeux : la conservation des milieux naturels, les saines habitudes de vie, la réduction des coûts d’entretien des infrastructures. Tout est interrelié, c’est un système. (...) Il ne faut pas opposer les objectifs. Il ne s'agit pas de dépenses, mais d'investissement.
  • On doit miser sur une approche globale de notre vie en société et non seulement sur l'offre de transport.
  • Il faut avoir une vision à long terme à la fois sur la mobilité et le développement territorial. Dans ce sens, la vision doit se porter sur l'ensemble du territoire, sans frontière entre les MRC et municipalités.  
  • À court terme, le "cocktail de transport" fait partie de la solution, notamment en région. 
  • Dans les régions moins denses, il faudrait miser sur le transport à la demande : covoiturage, taxibus, autopartage... 
  • Dans les régions plus dense, il faudrait miser sur les clientèles régulières des points A aux points B (principaux lieux de travail, d'éducation, de santé).
  • iI faut augmenter le coût du déplacement en automobile, tout en offrant d’autres options de déplacement intéressantes. Le principe de l’écofiscalité : des taxes, des tarifs ou des redevances voués à (1) limiter les activités polluantes des individus et des entreprises, (2) faire assumer les coûts cachés de ces activités, (3) générer des revenus publics à redistribuer. Par exemple, les péages et la tarification routière.
  • Le seul outil qui a démontré son efficacité pour contrôler la congestion, c’est la tarification routière. Alors que la congestion a un coût énorme, la tarification routière permettrait de mieux réaffecter ces coûts dans la société. Mais ça prend de la communication, de l’éducation et d’aller vers les gens et leur dire :  les endroits où on a mis des péages urbains pour contrôler la congestion, ça s’est résulté par une économie qui fonctionnait mieux.

Plus de contenu 

Vidéos des conférences 

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Jerry Espada 3 mai 2021 à 10:24

Les firmes Angus Reid et Maru/blue ont réalisé chacune une étude sur le comportement des consommateurs en matière d'achat de véhicule et d'utilisation du transport en commun et du covoiturage.

Résultats, conséquences de la pandémie, l’intérêt à devenir propriétaire d’un véhicule a augmenté depuis 2020.
- 13% des canadiens désirent acheter un véhicule pour éviter les transports collectifs.
- 74 % des québécois se disent inconfortables avec le fait d’utiliser les services de mobilité partagée.
- 76 % des canadiens ne se sentent pas à l’aise d’utiliser les services de mobilité partagée (comme Uber ou Lyft) et les transports en commun.

Certes, l'échantillon est faible (1000 - 1500), mais quand même.
https://www.lavoixdelest.ca/auto/les-consequences-de-la-pandemie-de-covi...

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Jerry Espada 1 avril 2021 à 12:14

Tendances : le transport en commun gratuit , un beau dossier de 100 Degrés!
https://centdegres.ca/magazine/amenagement/gratuite-des-transports-en-co...

Les partisans de la gratuité considèrent le transport collectif comme un bien public, au même titre que les parcs ou le réseau d’égouts. Les motivations des municipalités sont variées, mais tournent souvent autour de trois axes : mobilité et urbanisme durables, revitalisation du centre-ville et accessibilité sociale du transport collectif.

Europe, Amérique du Sud et États-Unis donnent l'exemple d'un mouvement né dans le début des années 2000 qui inclut maintenant des villes de plus de 200 000 hab. (Dunkerque - 2018; Kansas City - 2019). En 2013, Tallinn, la capitale de l’Estonie, a été la première ville de plus de 400 000 habitants à instaurer le transport gratuit sur son territoire.

À Tallinn et Kansas City, la gratuité est réservée aux résidents, mais à Dunkerque et au Luxembourg la gratuité est universelle.

En France, on constate que les personnes qui ont le plus besoin du transport collectif ne font pas toujours appel aux tarifs spéciaux, par manque d’information ou en raison de difficultés à fournir les documents requis. On estime le taux de non-recours à ces tarifs spéciaux à 40 %. C’est une double peine, puisque les billets occasionnels qu’elles achètent sont les plus chers. Avec la gratuité, on renverse la vapeur, car ce sont les personnes et les familles à faible revenu qui en bénéficient le plus.

Le pari des municipalités est que l’argent économisé par les usagers sera dépensé localement. De plus, ça aide à la rétention et même à l'attractivité. Les taxes versées compensent largement la perte de revenus liée à la gratuité.

En France, la part de la contribution des usagers au financement des réseaux varie de 10 % à 30 %, pour le reste les municipalités doivent faire des choix entre la réalisation de certaines infrastructures et la gratuité du transport. De plus, les entreprises de plus de 11 employés financent une partie du transport collectif, par le « Versement transport ». Les employeurs payent également la moitié de l’abonnement au transport en commun de leurs salariés. Avec la gratuité, les entreprises sauvent cette dépense.

L'entretien et l'amélioration du réseau collectif sont incontournables pour appuyer la gratuité et voir un développement de ce type de transport au détriment des voitures. Des stratégies progressives vers la gratuité totale d'un réseau sont importantes au début.

En complément :
- Réduire notre dépendance à l'automobile. https://passerelles.quebec/publication/2021/reduire-notre-dependance-lau...
- Le transport collectif, essentiel pendant et après la crise.
https://passerelles.quebec/publication/2021/le-transport-collectif-essen...
- Une tendance qui décourage l'utilisation des transports en commun.
https://passerelles.quebec/publication/2020/une-tendance-qui-decourage-l...

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Jerry Espada 12 février 2021 à 10:40

Nouveau programme de financement pour le développement du vélo libre-service. https://passerelles.quebec/publication/2021/des-velos-en-libre-service-p...

D'autres programmes d'aide financière en transport actif dans la même publication.

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Jerry Espada 28 janvier 2021 à 15:44

Brome-Missisquoi veut passer la seconde vitesse de la mobilité durable.
https://www.lavoixdelest.ca/actualites/mobilite-durable-brome-missisquoi...

L’amélioration de la mobilité des citoyens et des travailleurs est au coeur de plusieurs enjeux territoriaux de Brome-Missisquoi : la pénurie de main-d’œuvre, l’accessibilité aux logements abordables et les besoins d’une population divergente.

L'arrivée du nouveau fonds «Signature Innovation» du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) - volet 3 du Fonds régions et ruralité - permet à la MRC d'envisager la création d’un écosystème en mobilité durable afin d’améliorer la mobilité par la mise en place de réseaux de transport durable. La MRC souhaite faire un virage technologique incontournable qui promet de simplifier la gestion des opérations, notamment en ce qui a trait à la réservation, la répartition et la facturation.

Sur le Fonds "Signature Innovation" : https://www.mamh.gouv.qc.ca/developpement-territorial/fonds-et-programme...
Ce fonds a pour objectif de soutenir une MRC dans le cadre d’un créneau de développement propre à l’ensemble de son territoire, lequel gagnera en importance par la réalisation d’un grand projet d’ensemble. Ce fonds permet à une MRC de développer, ou de se doter, d’une identité territoriale forte s’articulant autour de sa vision de développement.

 

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