Interopérabilité et intercoopération, le numérique au service de l'économie sociale (Vidéo)

RÉSUMÉ - 26 février 2021.

L'interopérabilité permet la communication entre des systèmes informatiques différents. Favoriser cette communication c'est aussi permettre à un groupe d'organisations autonomes de mieux travailler ensemble et d'atteindre plus facilement leurs objectifs spécifiques et collectifs. En bref, l'interopératbilité des systèmes informatiques favorise l'intercoopération

1- Comment peut-on organiser les outils numériques pour faciliter leur gestion et favoriser la collaboration?

Deux alternatives 

  • Créer une grande plateforme commune (ex. le réseau Desjardins). Une alternative exigeant une centralisation des opérations et de gros investissements avec un enjeu d’autonomie et de diversité des besoins des organisations au sein du groupe. L’interopérabilité fonctionne très bien, mais le réseau est fermé.  

  • S’interconnecter. Dans ce système, chaque organisation est autonome, mais des branchements API permettent aux différents systèmes d’information de communiquer entre eux. C’est le cas avec Amazon et Google Maps. Ces branchements API étant coûteux, seul l’accès à un très grand nombre de clients justifie un tel investissement. Ce qui fait le succès du modèle GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) un oligopole de l’interconnexion centralisée vers qui convergent des milliards d’utilisateur.trice.s. 

Une alternative en devenir (22’48)

  • L’interconnexion SOLID. Cette approche en développement propose des branchements API universels permettant un partage de l’information entre diverses organisations autonomes grâce à une interconnexion décentralisée, à coût presque nul pour chaque utilisateur.trice, et avec un contrôle du partage des données personnelles, contrairement au système centralisé (qui gère et utilise des données sans que les utlisateur.trice.s aient accès aux données centrales) des GAFAM qui décide du partage des données sans demander de consentement.

2- Le futur modèle Passerelles, un exemple d’interopérabilité et d’intercoopération (30’46)

  • Il y a 5 ans, en créant une plateforme numérique hors des GAFAM, Passerelles souhaitait faire face à l’enjeu de collaboration entre les intervenant.e.s de l’action collective issu.e.s de secteurs ou de territoires différents. L’architecture numérique choisie a permis, à moindre coût, d’avoir quelques fonctions numériques libres et éthiques. Sur Passerelles, les données personnelles des membres ne sont ni vendues ni partagées, il n’y a pas de publicités, les logiciels n’appartiennent pas à des multinationales étrangères, les serveurs sont installés à Laval… 

  • Pour aller plus loin, Passerelles envisage d'être un commun numérique qui s’adapte aux besoins des utilisateur.trice.s grâce à une multitude d’outils numériques interopérables (communiquant entre eux), libres (n’appartenant pas à une entreprise commerciale), éthiques (les données personnelles sont contrôlées par l’utilisateur.trice) dans un système ouvert (ajout de nouveaux outils à l’infini) ne nécessitant qu’un seul identifiant pour avoir accès à un ensemble d'outils numériques (agenda, visio, clavardage, consultation/sondage, centre d'archives...).

  • De plus, au coeur de ce futur modèle Passerelles, des services de collaboration (animation, création de liens...) et de contenus (veille, curation, analyses transversales...) sont offerts en intercoopération par des organisations existantes.

  • L’enjeu de ce modèle dépend du nombre de personnes et d'organisations qui choisiront de faire de ce commun numérique leur nouvelle référence, leur nouvelle habitude de vie professionnelle afin de soutenir l’action collective et l’innovation sociale. 

  • Toutes celles et ceux qui sont intéressés par ce futur sont chaleureusement invités à contacter l’équipe Passerelles.

3- Extraits de la période de questions (40’10)

  • La protection des données personnelles et l'interopérabilité des outils numériques est une tendance de fond. Le législateur européen a notamment obligé la mise en place d'un système de paramétrage personnel des cookies afin de limiter l'utilisation libre des données personnelles. Mais, pour l'instant, trop de gens dépendent du modèle des GAFAM qui est "protégé" de lois plus contraignantes par l’absence d’un modèle alternatif. 

  • En dehors du modèle GAFAM, les données personnelles devront être protégées dans un commun de protection de données (fiducie de protection de données, coopérative de données…). Dans tous les cas, il devra être interopérable de façon à ce que chaque utilisateur.trice puisse facilement aller chercher ses données et les partager dans les outils numériques de son choix.

 

Ce webinaire fait partie de la série “innovation 2021”, coordonnée par le Pôle CN (Pôle régional de l'économie sociale de la Capitale nationale).

 

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