La dépendance au numérique, notre plus grande vulnérabilité?

Voici un texte parfait pour la relâche : "Je ne veux plus d'une vie entièrement numérique". L'action se passe en France, en zone rurale, un incendie a détruit un poste de répartition du réseau de communication privant 8 000 abonnés de téléphone, cell, Wi-fi et 4G. 

Extraits 

"Deux semaines sans aucun réseau, quand on travaille de chez soi, ça commence à être compliqué".

"Une question devrait s’imposer (...) : celle de la dépendance du fonctionnement des services publics et établissements de santé au bon vouloir d’opérateurs privés, qui se découpent le territoire en fonction de parts de marché depuis le démantèlement de l’opérateur public".

"Vivre en zone rurale, c’est bien souvent devoir composer avec une connexion défaillante. Les interruptions de réseau ne sont pas rares dans notre village. La connexion va et vient, certains jours plus que d’autres".

"Parce que j’ai protesté contre le projet de la Région d’installer des relais wifi en montagne derrière chaque rocher. Parce que je tiens au droit à s’échapper de l’emprise des technologies qui nous traquent et qu’avec le projet de loi Sécurité globale, vivre loin des réseaux sera peut-être le seul moyen de ne pas être sans cesse surveillés. Parce que le numérique véhicule l’illusion de l’immatériel tout en consommant des quantités astronomiques de matière et d’énergie qu’on devrait de toute urgence économiser".

"Que savons-nous encore faire nous-mêmes, sans la béquille des réseaux? Quand on songe que les infrastructures ferroviaires, les réseaux d’approvisionnement en eau ou en électricité sont pilotés à distance et régis par des algorithmes, le vertige devrait nous saisir. Notre dépendance au numérique est certainement une de nos plus grandes vulnérabilités".

"Chaque panne devrait nous fournir matière à réflexion et, plutôt que de réclamer une couverture accrue et son accélération avec la 5G, nous inciter à nous émanciper du tout-numérique, à regagner une marge d’autonomie et donc de sécurité".

"Il est aujourd’hui impossible de vivre sans numérique. Impossible de l’éradiquer de nos vies. Mais faut-il vraiment pour autant apprendre à « vivre avec »? À défaut de s’en passer, peut-on au moins éviter d’y noyer nos vies?"

Bonne relâche!

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