L'économie verte, pas mieux que la fossile?

Dans le Sud de la France, les projets solaires se succèdent à bon rythme. Derrière eux, des groupes industriels attirés par les profits. Qui dit profits dit mégacomplexes aussi appelés « plateforme énergétique bas carbone » .  Mais pour devenir la plus grande centrale photovoltaïque d’Europe, il faudra raser au moins mille hectares de pins!

Sur papier, ce projet industriel est de toute beauté. D’abord, une unité de production d’« hydrogène vert » pour alimenter des piles à combustible (« vert » puisque l’énergie nécessaire sera d’origine solaire, contrairement aux gisements actuels, d’origine pétrolière). Il est aussi question d’un centre de stockage d’électricité sur d’énormes batteries et d’un centre de données numériques qui fonctionnera donc à l’énergie solaire et dont la chaleur en excès pourrait être utilisée pour chauffer des serres en agriculture biologique.

Certes, mille hectares de pins ne représente que 0,1% du massif convoité (Les Landes de Gascogne), mais le potentiel d'incendies et d'inondations sont autant de risques à mettre dans la balance coûts-avantages. 

Pour les villages de cette région, le solaire est devenu un revenu plus intéressant que celui du bois. "Sur une cinquantaine d’hectares, cela peut aller du simple au double.  En effet, chaque centrale privée doit s’acquitter d’un loyer (environ mille euros par an et par hectare) et les municipalités profitent de la taxe Ifer (imposition forfaitaire des entreprises de réseaux), qui peut rapporter des millions d’euros chaque année aux regroupements de municipalités.

En complémentL’énergie solaire se développe au détriment des sols naturels.

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