Protéger ou exploiter? Le dilemme des élus municipaux d’Abitibi

"En Abitibi-Temiscamingue comme ailleurs au Québec, l’urgence climatique s’est taillé une place dans les élections municipales. S’il y a consensus sur les pistes cyclables ou le verdissement des espaces publics, les candidat.es marchent sur des œufs lorsqu’on aborde les minières et les forestières."

À retenir:

  •  Dans les débats, le consensus règne sur le remplacement de flotte municipale par des véhicules électriques, l’amélioration du réseau cyclable, le verdissement des espaces publics ou le changement des réglementations pour l’agriculture urbaine. Les positions se corsent lorsqu’on demande de quantifier en dollars les montants consacrés à la lutte aux changements climatiques. Mais là où tous marchent sur des œufs, c’est lorsqu’on aborde le pouvoir des élu.es municipaux à limiter des minières ou forestières.  
  •  « Il y a peut-être une nécessité que ces élu.es-là remettent en question leur propre trajectoire de vie, leur carrière, leurs habitudes de vie, peut-être même certaines amitiés ou relations, avance Rodrigue Turgeon. Il faut avoir un œil critique sur d’où on vient pour se dire : est-ce que ça fait partie des choses qu’on doit changer? »

Commentaires

Pour consulter les commentaires ou pour commenter cette publication, vous devez vous connecter sur Passerelles ou vous inscrire.