Publication du Philab : Le Bâtiment 7, les fondations philanthropiques et les universités. Histoire d’une mise en commun

Cet article présente les résultats provisoires de la première phase d’une recherche partenariale entreprise par le PhiLabQuébec à partir du printemps 2019.

L’équipe de recherche est composée de Sylvain A. Lefèvre, qui dirige le projet, et de David Grant-Poitras, qui agit en tant qu’agent de recherche. Les partenaires du PhiLab dans ce projet de recherche sont Judith Cayer (Bâtiment 7), Jacques Bordeleau (Fondation Béati), Patricia Rossi (Fondation Lucie et André Chagnon) et Mélanie Pelletier (Service aux collectivités de l’UQAM). 

Au delà de retracer la longue et active histoire de l'émergence du Bâtiment 7 dans le quartier de Pointe-Saint-Charles à Montréal, deux éléments particulièrement intéressants émergent de cet article : 

1- le rôle de la philanthropie et des fondations

'’(...) si chacune des organisations avait des raisons propres de soutenir le B7, la plus-value majeure provient surtout de la démarche collective proposée aux fondations. Ce projet se présentait comme une opportunité de sortir des sentiers battus à trois niveaux : premièrement, repenser le rapport de la philanthropie avec les milieux soutenus, deuxièmement, expérimenter une autre forme de collaboration entre fondations et enfin explorer de nouvelles solutions face à des problématiques sociales aussi complexes que celle de la gentrification, de l’inclusivité pour des populations précarisées ou enfin d’une démarche d’autogestion organisationnelle avec une centaine de membres participants. Ce sont donc davantage les apprentissages tirés de cette démarche collective que les répercussions à court ou moyen terme du Bâtiment 7 sur son quartier qui ont motivé ces financements philanthropiques.‘’ 

2- Le rôle de la recherche partenariale dans la mise en commun 

''Premièrement, nous appuyons, par la présentation des données collectées, la réflexivité collective des acteurs engagés autour d’enjeux communs, afin de transcender la relation traditionnelle bailleurs de fonds / organismes financés. Deuxièmement, nous documentons cette collaboration très singulière dans l’histoire de la philanthropie québécoise, afin d’en comprendre les ressorts mais aussi potentiellement d’inspirer d’autres bailleurs de fonds à soutenir d’autres utopies concrètes, issues des communautés locales, tout en les incitant à collaborer et à innover pour mieux y parvenir. Ce rôle pivot de la recherche est aussi le fruit d’une réflexion collective avec les acteurs engagés, de tâtonnements relationnels où la place des uns et des autres n’est pas interchangeable. En somme, ce ne sont pas que les fondations, ni seulement les acteurs engagés au B7 mais également les chercheurs qui se confrontent ici aux exigences d’une mise en commun.''

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