Un système de santé pour toutes et tous, ancré dans les territoires (France)

Voici une étude sur l'offre de soins de premier recours par des initiatives françaises d'économie sociale et solidaire (ÉSS). On y soulève notamment les enjeux de financement et les stratégies mises en place par 5 initiatives.

  • L'Association communautaire santé bien-être (Saint-Denis) : une association ayant trouvé son mode de fonctionnement à partir des savoir-faire des citoyens du quartier.
  • Centre de soins, de prévention et d'accompagnement en addictologie (Paris) : une structure aux missions transversales, pour une prise en charge globale et inconditionnelle.
  • À vos soins (Saint-Nazaire) : développer des soins itinérants pour irriguer les territoires mal desservis.
  • Soignons humain (Lille) : un modèle original associant proximité, nouveaux modes d’organisation et de rémunération des infirmiers et infirmières.
  • Coopérative de santé Richerand (Paris) : un projet unique motivé par le maintien d’une offre de soins de proximité, accessible à toutes et tous.

Face aux problèmes de financement, les initiatives sont amenées à diversifier leurs revenus notamment en s’investissant dans la recherche de fonds privés. En résultent des modèles économiques hybrides impliquant une course au projet : « on doit toujours faire plus, on doit toujours croître pour ne pas tomber ».

Les initiatives identifient l’enjeu majeur de trouver un modèle, pour dépasser une logique purement économique. Elles cherchent à se positionner entre un système de santé publique, s’efforçant de répondre aux besoins de la population, mais manquant de moyens pour des réponses globales sur le long-terme ; et un système de santé privé, rapide et efficace du point de vue gestionnaire, mais ne garantissant pas l’accès aux soins pour toutes et tous et reposant sur la tarification à l’activité.

L’étude confirme qu’en matière d’offre de soins de premier recours, l’ÉSS est en mesure d’apporter : 1- des réponses globales et transversales, et 2- de nouvelles formes d’organisation particulièrement pertinentes pour les nouveaux besoins.

La coopération est de plus en plus reconnue en santé comme une démarche et un mode de gestion vecteurs d’un accès à des soins de qualité et de proximité pour toutes et tous, particulièrement adapté face aux évolutions pathologiques et sociales récentes.

Cette reconnaissance de la coopération en santé gagnerait à être intensifiée et plus largement mise en avant.

 

 

Commentaires

Pour consulter les commentaires ou pour commenter cette publication, vous devez vous connecter sur Passerelles ou vous inscrire.