Bio et local : quand les villes cultivent elles-mêmes leurs fruits et légumes

Photo: David Dinh / Maisons-Alfort

Par Reporterre | "Le maraîchage municipal charme de plus en plus. Un nombre croissant de villes veulent des produits bio et locaux pour leurs crèches et cantines scolaires, et créent donc leur propre régie agricole."

  • Une convention d'occupation entre un maraîcher et la ville qui permet de nourrir quotidiennement 85 enfants 
    • "Elle a signé en mai 2021 une convention d’occupation avec la mairie de la ville pour que celle-ci y développe un projet de maraîchage. Objectif : cultiver fruits et légumes pour couvrir les besoins des quatre crèches municipales, soit les repas quotidiens de quatre-vingt-cinq enfants."
  • 1700 m2 qui permettra à terme de produire 1.7 tonnes de légumes biologiques par année
    • "On a récolté en quelques mois un peu plus de 300 kilos de légumes. Notre projection, c’est 1,7 tonne par an, de quoi couvrir quasiment 100 % des besoins en fruits et légumes “classiques” des enfants"
  • Ouverture de postes de maraîcher municipal dans plusieurs communes
    • " Razac-sur-l’Isle (Dordogne), Champlan (Essonne), l’île d’Yeu (Vendée), Chaponost (Rhône) recherchent encore ou viennent de clore la phase de candidature. Il y a un an, Bordeaux (Gironde) lançait un appel similaire. Toutes souhaitent reprendre la main sur leur approvisionnement en fruits et légumes — en partie ou complètement — et privilégier les circuits courts."
  • Inspiré par la régie agricole municipale de Mouans-Sartoux
    • Blocage d'un projet immobilier par un projet d'agriculture municipal
      • "la mairie avait lancé la production sur un terrain de quatre hectares préempté quelques années auparavant pour empêcher la construction d’un projet immobilier. "
    • Acquisition de 6 hectares de terres agricoles et d'infrastructures de transformation
      • ​"Le terrain dévolu au maraîchage a été agrandi de deux hectares en 2016 — mais seuls quatre sont en culture — et la commune a investi dans une unité de transformation en surgélation."
    • Une production annuelle de 25-26 tonnes qui fournit 85% des légumes des écoles et crèches
      • ​"On est autonomes à 85 % en légumes bio pour les 1 300 assiettes servies chaque jour dans les cantines municipales (écoles, crèches). » "
    • Trois postes à temps plein de maraîcher
  • ​Un cercle vertueux à plusieurs niveaux
    • ​"Socialement, car il y a une communication très forte entre le maraîcher et les cuisinières et cuisiniers, qui sont très contents de travailler sur des produits parfois oubliés comme la poire de terre.
    • Écologiquement, car les produits viennent d’une parcelle située juste à côté de Vannes. Les épluchures et déchets des cantines y retournent pour faire du compost"
  • Un engouement colossal pour ces formes d'agricultures
    • "La prise de conscience (...) s’est amplifiée, selon elle, avec la conjonction de plusieurs inquiétudes :
      • celles du climat,
      • de la précarité alimentaire,
      • de la crise économique,
      • de l’envie de changer de filière devant le caractère discutable de certaines pratiques alimentaires, de la crise sanitaire…
    • La création de régie de maraîchage est « une voie très intéressante, mais plutôt pour les petites et moyennes villes. Ce n’est pas la solution miracle partout »"

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