Des petits agriculteurs réclament un soutien « massif »

Photo: Martin Tremblay

Par Simon Chabot dans La Presse | "L’autonomie alimentaire, l’occupation du territoire et la vitalité des villages passent par l’agriculture de proximité, plaide un groupe d’environ 150 producteurs qui lancera d'ici la fin du mois un manifeste dans l’espoir de convaincre l’État d’investir massivement dans ce mode de culture en plein essor. À Québec, le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, estime déjà apporter sa contribution."

  • L'agriculture de proximité est une solution à plusieurs enjeux actuels
    • Revitalisation du territoire et des communautés
      • « En embauchant, en achetant et en vendant localement, on a un grand impact sur le territoire (...) L’agriculture de proximité est une solution à beaucoup de problèmes, tant par rapport à l’approvisionnement qu’à l’effritement des communautés. »
    • Réduction des GES et des pesticides
      • contribue aussi à réduire les émissions de carbone liées au transport des aliments et l’utilisation de pesticides néfastes pour l’environnement et la santé.
    • Redonner espoir au travers des solutions lumineuses
      • « La maison brûle, et il faut des solutions lumineuses, conclut la présidente Émilie Viau-Drouin. On veut mobiliser la population et lui donner espoir. »
    • Stabiliser le coût de l'alimentation
      • "En payant d’avance, les abonnés n’ont pas à se soucier des effets de l’inflation"
  • Un mouvement en forte croissance depuis 5 ans
    • "la pandémie lui a donné un nouvel élan. Environ 30 000 personnes sont aujourd’hui abonnées aux paniers du Réseau des fermiers de famille (RFF) de la CAPE, un chiffre qui a presque doublé en 5 ans."
  • Un mouvement qui a besoin d'être supporté
    • Besoin de mesures concrètes pour soutenir financièrement les petites fermes
      • du financement récurrent
      • des subventions salariales
      • le remboursement de la certification biologique
    • Besoin de réduire la lourdeur administrative
      • Jinny Marcotte, de la ferme Du coq à l’ail à Drummondville, fait partie de ceux qui ont abandonné la culture maraîchère bio-intensive. Après une seule saison. « La lourdeur avec le Ministère et la Financière agricole nous a démotivés (...) C’est la maison des fous. »
    • Besoin de mesures concrètes pour soutenir les marchés de proximité
      • les épiceries locales
      • les épiceries solidaires
      • les paniers de famille
      • les marchés publics
    • Besoin de consommateur·trices qui changent leurs habitudes alimentaires
      • "la CAPE s’adressera également aux consommateurs, dont les habitudes peuvent avoir des retombées majeures."
  •  Un manque de soutien de la part du gouvernement du Québec
    • Le gouvernement a créé la panier bleu
      • "même si des campagnes comme le Panier bleu ont eu un effet mesurable, les gouvernements n’en font pas assez pour « le réel essor de la petite agriculture »
    • Mais le gouvernement refuse d'aller plus loin
      • "le soutien de l’État a ses limites, ajoute-t-il. « Si ce qu’on me demande, c’est de faire à la place du monde, on n’est pas dans cette business-là. » Des subventions salariales ? « Ce n’est pas possible. » Le remboursement de la certification bio ? Non plus.
    • Pourtant, ailleurs les gouvernements soutiennent mieux l'agriculture de proximité
      • « Je veux des magasins généraux et des marchés dans toutes les municipalités. C’est ça qui fait vivre les villages (...)  La France et les États-Unis le font bien. Ici, des producteurs tiennent ça à bout de bras. »
  • Un modèle qui fonctionne sur les relations humaines et non sur le volume
    • « Le modèle fonctionne vraiment sur la relation avec les consommateurs, pas sur les volumes (...) Depuis deux ans, dans les marchés, c’est l’enfer. Rencontrer quelqu’un avec un masque, un Plexiglas… la convivialité n’est plus là. »

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