Données personnelles des Québécois·es: le chien de garde réclame "des bras" et son indépendance

Photo: David Boily, Archive La Presse

Par Charles Lecavalier de La Presse | "Le chien de garde des données personnelles des Québécois veut obtenir son indépendance du gouvernement, qui le sous-finance. La Commission d’accès à l’information aurait besoin de doubler ses effectifs pour être en mesure de faire son travail alors que l’État songe à recueillir des données biométriques sur les citoyens."

  • Une situation de conflit d'intérêts
    • la commission d'accès à l'information (CAI) est chargée de surveiller le ministère qui lui attribue son budget
      • "Mais pour Me Poitras, cette situation est anormale, puisque celui qui détermine son budget, M. Caire, est également celui qu’elle doit surveiller."
    • une situation de sous-financement important
      • "La CAI dispose de 77 employés. Pour arriver à faire son nouveau travail, elle aurait besoin de 79 personnes de plus. Mais elle reste sur sa faim. "
    • la CAI a besoin d'avoir son indépendance
      • « plus que jamais, la situation démontre que le budget de la Commission d’accès à l’information (CAI) doit être protégé des décisions [du gouvernement] alors qu’elle est aussi chargée de le surveiller ».
  • Des dossiers importants à surveiller
    • L'usage de données biométriques par le gouvernement
      • "Elle se questionne par exemple sur l’usage des données biométriques par le gouvernement Legault, mais n’a pas toutes les ressources pour bien surveiller cette transition numérique."
      • "Ce n’est pas banal, l’utilisation de renseignements biométriques par l’État. Ça prend des caractéristiques du corps pour les transformer en données. En soi, c’est intrusif."
    • Risques de voir les délais de traitement longs
      • "Avec un budget aussi mince, il faut aussi s’attendre à ce que les délais de traitement des dossiers à la CAI soient toujours aussi longs
  • Le budget supplémentaire demandé n'est pas exagéré
    • "les 12,5 millions réclamés par Me Poitras ne représentaient qu’une goutte d’eau par rapport au budget du ministère de la Cybersécurité."

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