Le travail social vert est-il mûr? Enjeux du travail social visant la justice socio-environnementale

10 mai 2022 à 12h15 |

Dans le cadre de notre programmation scientifique 2022-2023, nous avons le plaisir d’accueillir Arnaud Morange et Frédérick Lemarchand, pour un séminaire de recherche, qui sera animé par Sylvie Jochems, professeure à l’École du travail social de l’UQAM et chercheure régulière du Centr’ERE.

Arnaud Morange

Arnaud Morange est docteur en sociologie et chercheur titulaire au sein de l’Institut Régional du Travail Social (Normandie-France). Il est chercheur-associé au centre d’étude sur les risques et les vulnérabilités (CERREV-Université de Caen-Normandie) et au Centr’ERE (UQAM). Ses travaux de recherche se situent au croisement du travail social, de la sociologie et de l’anthropologie, dans des champs tels que les inégalités sociales, la protection de l’enfance, le vieillissement, la santé, la transition écologique. Son approche des faits sociaux est principalement qualitative et critique, inspirée par la tradition sociologique française et la sociologie de l’École de Chicago.

Vers un travail social intégrant pleinement les dimensions humaines et écologiques ?

Résumé 

La dernière journée internationale du travail social (15 mars 2022) s’intitulait : « co-construire un nouveau monde éco-social : ne laisser personne de côté ». À partir de cette proposition, nous nous demanderons ce que peut bien signifier le terme d’« éco-social » dans les formations et dans les pratiques du travail social, dans la perspective de l’impérieuse nécessité d’une véritable transition écologique. Puis nous nous questionnerons sur la capacité des « personnes mises de côté » à s’emparer elles-aussi des préoccupations écologiques.  

Frederick Lemarchand

Frédérick Lemarchand, professeur de sociologie à l’Université de Caen Normandie est directeur du Centre de Recherche sur les Risques et les Vulnérabilité ainsi que du Pôle Risques de la Maison de la Recherche en sciences humaines de l’Université de Caen. Après avoir étudié les dimensions problématiques de la modernité notamment les catastrophes technologiques (nucléaires, génétiques), il a recentré son travail sur les changements sociaux écologiques et les régimes de transitions liés à l’anthropocène. Dernier ouvrage en date : La transition bas carbone, obstacles et enjeux, L’Harmattan, 2022.

Énergie et société : des rapports à redéfinir

Résumé

L’approche sociale de la question énergétique repose sur un triple malentendu : économique, écologique et politique. Économique dans la mesure où les modèles explicatifs (néoclassiques) n’ont pas compris que les facteurs de production (le travail et le capital) ne produiraient rien sans un apport massif d’énergie. Écologique car nous nous heurtons à un dilemme problématique : pour extraire ou produire  l’énergie, il faut des métaux, et pour disposer des métaux il faut (beaucoup) d’énergie. Politique enfin car le choix du carbone (irremplaçable par sa capacité productive) qui a produit 80% de l’abondance énergétique à l’origine du « progrès » économique de l’Occident ne saurait être « remplacé » par les renouvelables (qui représentent 2% de la production), même en les développant à outrance. Face à cette triple impasse, qui conditionne la vie sociale plus qu’on ne l’imagine (le travail, les retraites, les études longues, la santé …) de grandes transformations, subies ou choisies, s’annoncent. Comment s’y préparer ?

Informations : ere@uqam.ca

Détails de l’événement

 

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