Réactions au Plan d’action gouvernemental en action communautaire

Le 14 mai dernier, le gouvernement du Québec a dévoilé le plan d’action gouvernemental en action communautaire 2022-2027 (PAGAC). Quatre principaux objectifs sont ciblés : améliorer la capacité d’agir des organismes communautaires; favoriser la mobilisation de tous les partenaires de l’action communautaire; assurer une plus grande cohérence des actions des partenaires du milieu communautaire; développer la connaissance de l’action communautaire et valoriser sa contribution au bien-être collectif.

  • La Table nationale des Corporations de développement communautaire (TNCDC) se réjouit du dépôt du plan. “Le gouvernement du Québec y démontre, par des actions concrètes, qu’il reconnait l’expertise des Corporations de développement communautaire (CDC) sur les territoires du Québec et leur donne des moyens d’agir. Essentiellement, il s’agit d’un financement à la mission additionnel de 6,7 M$ d’ici 2026-2027 qui est annoncé.” Malheureusement, le financement annoncé n’est pas au rendez-vous pour renforcer réellement la capacité d’agir des organismes dans de nombreux secteurs d’intervention, selon la TNCDC. 
  • La Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires co-signe une lettre qui dénonce une politique “qui ne répond pas à leurs revendications financières ni structurelles”, mentionnant par exemple “l’absence d’action ou de chantier de réflexion portant sur l’indexation annuelle des subventions, tant pour s’assurer que tous les programmes la prévoient que pour que son calcul soit basé sur la hausse des coûts de fonctionnement des groupes.”
  • Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA) souligne également l’absence d’indexation. « Le problème, c'est qu'il n'y a pas assez d'argent pour la mission globale et qu'il y a des secteurs qui sont laissés pour compte. C'est pourquoi plusieurs sont déçus et même en colère, car la situation est critique sur le terrain, et ce alors que les besoins de la population augmentent. »
  • Le Caucus estrien de défense collective des droits estime que l’écart avec les revendications relatives au financement est monumental et que le plan d’action comporte plusieurs angles morts, y voyant “manque de respect, de considération et la méconnaissance du travail essentiel que nous effectuons pour garantir et assurer le maintien des droits humains et collectifs à plusieurs niveaux.”

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